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 (hua) quand l'envie m'abandonne, je marche seule.

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Invité
Bienvenue à Londres !

MessageSujet: (hua) quand l'envie m'abandonne, je marche seule.    Mer 23 Jan - 15:46

et même si nos rêves sont étroits.
Maddy était assise à la table des Serpentard, en cette matinée refroidie. Elle n'avait pas très faim ce matin, elle avait l'esprit ailleurs. Elle n'écoutait ses amis que d'une oreille. Elle se doutait bien qu'ils avaient dû remarquer quelque chose, mais elle n'y pensait pas vraiment. Elle n'aurait qu'à mentir, comme d'habitude. Ou essayer, en tout cas. Elle se sentait de plus en plus lassée de devoir faire semblant de jouer à la méchante, mais elle ne pouvait malheureusement plus revenir en arrière, elle ne pouvait plus faire demi-tour, à son plus grand désarroi. Il était trop tard. Il était toujours trop tard, de toute façon. Si seulement elle avait été plus agréable et moins prétentieuse dans son enfance, si seulement elle avait évolué d'une autre façon. Elle.. regrettait presque. C'était dur à avouer, mais c'était la vérité. Elle, qui s'était toujours donnée une image de petite peste et grosse garce, qui enchainait les conquêtes et qui passait la plupart de ses soirées dans des fêtes, même si elle paraissait une parfaite élève modèle avec énormément de potentiel aux yeux de professeurs, et qui s'était même sentit pendant un moment attirée par le mauvais côté, cette fille si désagréable, si hautaine, il était surréaliste qu'elle change du jour au lendemain, qu'elle recommence tout à zéro. Que penserait son père ? Son père.. C'était surement la cause de tous ces problèmes. Il n'aurait pas dû être aussi strict avec sa fille, aussi ambitieux, il n'aurait pas dû trop la pousser vers le haut, car maintenant, elle tombait trop bas et la chute était douloureuse, insupportable. Et ce chaque jour. Sa mère aurait été si déçue de voir sa fille ainsi. Sa mère avait été une bonne personne, et ce n'était que maintenant, un an presque après sa disparition que Maddy s'en rendait compte. Elle se sentait coupable. Elle ne lui avait jamais dit qu'elle l'aimait, jamais dit qu'elle tenait à elle, grave erreur. C'était peut-être vrai à l'époque, mais maintenant qu'elle grandissait et qu'elle le pensait réellement, elle n'en avait plus l'occasion. Le ciel la punissait. Et après tout, c'était bien fait pour elle, comme elle le pensait. Enfin, elle continuait sa vie, certes moins heureuse qu'avant, en ne cessant de mentir à ses proches et ses amis.

« Maddy ? Wouhouh ! » Une main vint se secouer devant le regard foncé de la jolie Serpentard. Maddy se réveilla soudainement de ses pensées et se frotta vigoureusement les yeux. Encore une fois, elle était dans la lune. C'était de plus en plus souvent depuis quelques temps et cette attitude commençait sérieusement à intriguer les autres filles de sa classe. Mais elles n'osaient pas poser des questions, elles ne se risquaient pas à une confrontation avec la reine du château. Même si Maddy commençait à réfléchir plus à ses actes et à ne prendre plus autant de plaisir à jouer avec les gens, à les manipuler, même si elle devenait plus humaine, elle gardait quelques facettes de son ancien caractère et refuserait qu'une de ces filles qu'elle dit trop naïve se confronte à elle. Elle restait une des filles les plus populaires du château et elle pouvait très bien faire la réputation d'une d'elles en seulement un claquement de doigts. Elle lança un regard noir à sa voisine, qui venait de la déranger en pleine réflexion et celle-ci détourna le regard en baissant les yeux. Intérieurement, Maddy riait. Le fait de voir que ces filles lui obéissaient presque au doigt et à la lettre l'amusait réellement. Mais plus d'une manière sadique. Vraiment de l'amusement. Elle se rendait compte à quel point elles étaient naïves et elle-même trop manipulatrice. Sans un mot, ce qui intrigua particulièrement ses camarades, elle fixa son bol de céréales pendant quelques secondes, puis se décida enfin à manger et attrapa sa cuillère. Toujours dans un silence presque inquiétant, elle termina de déjeuner, puis, après avoir vidé son bol et mangé une tartine de confiture -son appétit était revenu-, elle se leva. « J'ai un devoir à terminer. Je vous rejoins tout à l'heure dans le parc les filles. » Sur ces mots, elle enjamba le banc, et quitta ses compères, qui se lançaient des regards étonnés.

Encore une fois, elle avait menti. Qui était assez idiot pour croire qu'une fille aussi organisée que Maddy avait un devoir à finir un Dimanche matin ? Très peu, surement. La vérité, c'était qu'elle ne voulait pas passez une minute de plus en compagnie de ces personnes, qui, autrefois, avaient été ses alliées, ses partenaires de mauvais coup et de soirées, sa cour. Elles l'étaient toujours, mais Maddy ne le voulait plus. Mais elle ne pouvait se permettre de quitter cette place importante qu'elle avait dans l'école. Pas maintenant. Elle ne voulait pas décevoir son père.. Même si, au fond, tout était sa faute. Elle avait encore une année à tenir, elle devait y arriver. Mais elle n'en avait plus la force.. D'une démarche lente, elle traversa le grand hall d'entrée, passa dans plusieurs couloirs, pour parvenir enfin à l'escalier menant à la tour d'astronomie. Elle aimait bien cet endroit et étrangement, depuis quelques temps, elle s'y rendait de plus en plus souvent, particulièrement le soir, ou la nuit, quand elle n'arrivait pas à dormir. Elle faisait toujours en sorte de ne pas être vue et c'est donc tout naturellement qu'elle s'assura que personne ne l'observait avant de commencer à gravir les marches. Arrivée en haut, elle s'arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle, puis se dirigea vers le bord du balcon. Elle s'appuya sur la pierre et regarda le parc. Il faisait assez froid, Maddy frissonna. Dans le parc, quelques jeunes élèves s'amusaient dans l'herbe, des plus grands étaient assis en groupe sous un arbre, quelques couples étaient à l'écart, ensemble sur des bancs, d'autres étaient plus solitaires et marchaient seuls. Maddy sourit. Tous ces adolescents souriaient, semblaient heureux et épanouis. Ils avaient surement tous une belle vie et des parents encore en vie qui les aimaient. Ils n'avaient surement pas un cousin insupportable et pourtant si vrai et humain. En pensant à son cousin, Noah, Maddy baissa le regard. Elle avait fait tellement d'erreurs à son sujet.. Mais elle ne préférait pas y penser aujourd'hui. Elle souhaitait se vider l'esprit, oublier tous les problèmes, profiter de la vie, seule, juste quelques instants. Elle ferma les yeux, un léger sourire dessiné sur les lèvres. Elle sentait le vent frais fouetter son visage et l'odeur des pins parvenir à ses narines. Soudain, un bruit la décolla de ses pensées, elle fit volte-face : la porte en bois menant à l'escalier venait de s'ouvrir.


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Dernière édition par Maddy Blackburn le Sam 9 Fév - 8:01, édité 2 fois
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❖ pseudo : Cobalte
❖ prénom : Gwen.
❖ avatar : Maki Horikita.
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❖ sorcier since : 04/01/2013
❖ sort accompli : 162
❖ âge : Seize ans.
❖ année scolaire : Sixième année.
❖ patronus : Hérisson.
❖ épouvantard : Soi-même, incapable de magie.
❖ baguette : Bois d'ébène, d'une longueur de 31,5 cm, flexible. En son sein, de la ventricule de dragon.
❖ more about me : ◭ Fille de Cho Chang et d'un moldu. ◭ Première apparition de sa magie très jeune, ce qui a entraîné la distance de sa mère envers Hua. ◭ N'a appris que bien plus tard ce qu'elle était vraiment en fouillant dans le grenier. ◭ Depuis qu'elle a contraint sa mère à tout lui révéler durant un repas, la famille est disloquée. Cela ne s'est jamais arrangé. ◭ Sa vie est devenue paisible qu'à partir du moment où elle est arrivée à Poudlard. ◭ Malgré son caractère asociale, elle a su se faire des amis. ◭ Puis elle et d'autres ont remonté dans le temps, en 1995. Hua est obligée de tout recommencer. ◭ Hua tente de comprendre ce qui va amener sa mère à penser ainsi, à renier le monde magique. ◭
Age : 24

MessageSujet: Re: (hua) quand l'envie m'abandonne, je marche seule.    Jeu 24 Jan - 9:45

ils nous devancent et jamais nous les rattrapons.
❝ MADDY & HUA ❞


La crainte, la peur de l'inconnu l'avait d'abord envahi. Puis l'effroi lorsque la vérité lui était apparu, lorsqu'elle a saisi ce que cela entrainerait. Elle a été, durant un court moment, extatique de pouvoir tout constater de ces yeux, de pouvoir tout modeler à sa manière afin que les conséquences ne soient pas aussi catastrophiques qu'elles étaient en réalité. Dans sa réalité. Mais aujourd'hui, la joie a fait place à l'ennui. Oui. Hua se morfond. Elle est bercée dans ce train-train quotidien qu'elle ne souhaitait nullement alors qu'elle venait de trouver sa propre famille. Ceux qui étaient là pour elle sans jamais la critiquer, la repousser comme faisaient certains. C'est une chose qu'elle n'était même pas certaine de récupérer. On lui disait que l'espace temps était une chose abstraite, difficile à contrôler. Traduction : Retourner dans son époque à elle était impossible. Autant le dire tout de suite sans faire sans cesse des détours inutiles. Hua regardait le fond de son verre vide qu'elle tenait encore dans ses mains. C'était bien elle de penser à ce genre de chose dès le matin. C'était d'ailleurs ce qui lui traversait l'esprit tous les matins. Il lui suffisait juste de tourner la tête et de découvrir sa mère, joyeuse, non loin d'elle pour que tout lui revienne à l'esprit. Autant vous dire tout de suite que cela n'arrange en rien son humeur matinal, loin de là. Elle devenait même, quoique cela pouvait considérer comme l'un de ses traits de caractère, particulièrement caractériel et froide. Vous parlant presque avec violence. Oui, les réveils ne lui réussissaient pas du tout. La jeune métisse s'aventura à tourner les yeux vers ses autres "camarades". Tous entourés par des amis, tous joyeux, tous vivants. Puis ils recevaient le courrier de leur famille : de savoureux bonbons, des lettres affectueuses. Même sa mère. Alors que Hua avançait, se traînait, erraient à travers cette école qui ne lui inspirait plus le même bonheur qu'auparavant. Elle était seule, éternellement seule. Retournée à son point de départ, celui dont elle avait toutes les difficultés du monde à s'en arracher. Durant un court instant, Hua s'autorisa à penser ce qu'ils étaient en-train de faire là-bas, 27 ans plus tard. Les recherchaient-ils toujours ? Leur manquait-elle ? Est-ce que son père pleurait sa disparition alors qu'il s'était éloigné d'elle avec les années ? Est-ce que sa soeur était rongée par le remord à ca... Non, Quing Yuan ne serait pas rongée. Elle serait désolée. Jouerait un rôle parfaitement maîtrisé où elle pleurerait dès qu'on lui parlerait de Hua, mais rien de plus. Sa soeur était une excellente actrice lorsqu'elle le voulait bien. Rien à voir avec les jours où elle avait essayé de faire croire à leur mère qu'elle était malade. Hua rouvrit les yeux, ne s'autorisant pas à pousser sa pensée plus loin, pas jusqu'à cette mère froide, distante et qui n'a jamais su l'aimé véritablement. Emplie d'une soudaine vague de tristesse, Hua sentit son ventre protestait alors qu'elle essayait d'avaler une dernière part de gâteau. Dégoûtée, elle laissa l'aliment retombé dans son assiette et enjamba le banc afin de sortir de table. Au moins, demain signifiait la reprise des cours.

Une boule fit de nouveau son apparition dans son estomac. Rien à voir avec la nourriture, mais simplement à cette peur permanente, celle qui était sa compagne depuis son arrivée au collège de Poudlard. Celle de devenir comme sa jumelle, une cracmole. Malgré les années, malgré la victoire de Potter sur le Lord, rien n'a changé à propos des convictions et des valeurs sur les sang-purs et les moldus. Rien. Et Hua devait bien avouer, qu'elle les approuvait. Oh, bien-sûr, à son époque, soutenir ce genre de paroles n'étaient pas bien vu, mais Hua ne s'en vantait pas publiquement. Elle était réfléchis, pas folle. Toujours étant qu'ici,, alors que le Lord n'était apparu qu'il y a bien longtemps, sans jamais revenir, les convictions, bien que toujours présentes, étaient claironnées moins forts. De plus, Hua, qui restait auprès de Rose, la plupart du temps, se mettait de plus en plus à douter sur la véracité des discours qu'elles avaient pu entendre jadis. Ou plutôt qu'elle entendra.

Sans même en avoir eu conscience, ses pas l'avaient mené à la tour de Serdaigle. Une simple habitude. Une habitude qu'elle devait perdre. Hua ne tenait pas à retrouver ce lieu froid, ces personnes qui l'ignoraient parce qu'ils ne la connaissaient pas et l'absence de son chat. Celui qui avait été son meilleur ami. Ou du moins son acolyte dans tout ce qu'elle pouvait entreprendre. Il lui manquait... Comme tous les autres. Revenant sur ses pas, elle s'en retourna à une autre tour, celle qu'elle savait vide à cette heure-ci. Qui serait tenté de monter au plus haut du château, juste après le déjeuner ? Personne de censé. D'une marche lente, elle monta une à une les marches, les comptant afin d'éviter de penser à autre chose, une chose qu'elle pourrait regretter et à cause de laquelle elle devrait s'enfermer dans une salle pour pleurer, sans avoir personne pour l'épauler. Poussant la porte qui la mènerait au lieu désiré, elle sentit une bourrasque de vent lui fouettait le visage. Rien d'agréable, mais cea changeait de la chaleur étouffante qui régnait entre les murs de l'école. Refermant soigneusement la porte derrière elle, Hua écarquilla les yeux lorsqu'elle aperçu une fille qui la dévisageait. Apparemment, il y avait des personnes encensées dans cette école, pensa t-elle alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure. Un vieux tic. Celui la même qui avait refait son apparition avec la solitude. « Excuse-moi, je voulais juste un coin tranquille. » Déclara t-elle d'une voix terne. « Je ne te dérangerai pas. » Rajouta Hua alors qu'elle s'appuyait sur la rambarde de la tour, observant la forêt. La jeune fille n'avait pas besoin de porter avantage son regard sur sa voisine, elle savait très bien qui elle était. Maddy, une serpentard, une fille exubérante et fétarde. Loin d'être le style de personne qu'elle fréquenterait si elle le pouvait. Abaissant ses yeux vers le parc, elle remarqua un couple... D'amis, pour le moment. Mais un couple. C'était tellement flagrant que le fait que même eux n'aient encore rien remarqué relevé de l'idiotie et d'une cessité incontestable. Méryl et Cédric. L'ex de sa mère et une une né-moldue. Grimaçant, son regard vira un peu plus loin, près du lac. Cette couleur bleu limpide. Elle se surprise à se demander si le calamar ou l'animal qui vivait au sein de ce lac existait réellement. Secouant légèrement la tête, elle se repris. Hua voulait faire un travail dans le domaine des créatures magiques, ce n'était pas son genre de rester aussi terre-à-terre. Alors qu'elle contemplait dorénavant le ciel, elle se mis à espérer que la lumière soit rapidement chassé et que les étoiles apparaissent de nouveau, afin de ressentir enfin la plénitude qu'elle ressentait depuis qu'elle était enfant en regardant le ciel. Lâchant un long soupir, elle ne pouvait que constater combien la vie était longue. Trop longue.

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« Expecto Patronum. »

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